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 » Gastronomie à la « Française » sur le Titanic (Avant-Propos) -partie 1/3-
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Gastronomie à la « Française » sur le Titanic (Avant-Propos) -partie 1/3-

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NB: Pour plus de renseignements, cliquez sur les noms/mots soulignés tout au long de cet article – .

Comme l’a mis en évidence l’équipe de « secrets d’histoire » : http://blog.raffinementfrancophone.info/?p=5999 ; L’art de vivre à la française était la référence des grandes fortunes américaines.

Certains sont même allés jusqu’à s’offrir la construction, en répliques, de châteaux français.

En hommage pour leur amour de la France, je vous propose une série d’articles sur les recettes servies à bord du célèbre Titanic.

Ce plus grand bateau de ligne transportait nombre de ses amoureux de l’art de vivre à la française qui s’habillaient, se parfumaient, décorait et construisait, en s’inspirant de la France de leur époque, mais également royale.

Le Café Parisien du Titanic

 

Avant de vous offrir au travers de diverses articles les menus et recettes proposées sur Le Titanic, voici un brin d’histoire (personnalités, us et coutumes aux restaurants) :

 

En tenue de dîner, les passagers empruntaient l’un des trois ascenseurs, ou le grand escalier jusqu’à la salle à manger du pont D.

 

Albert Ballin Albert Ballin

L’idée du Restaurant à la Carte à bord des paquebots fut trouvée par Albert Ballin, Directeur Général de la Hamburg-Amerika Linie, en coopération avec les hôtels Ritz-Carlton.
Le premier des restaurants fut installé à bord de l’Amerika en 1905 et la Compagnie les baptisait de noms américains de manière à cultiver l’image d’accueil des immigrants.
Le Lusitania, lancé en Juin 1906, et son jumeau le Mauretania, lancé en Septembre 1906, en étaient ainsi équipés.
La White Star Line reprit ce principe pour créer les premiers des siens sur l’Olympic et le Titanic. Par analogie, ils étaient souvent appelés « Ritz ».

 « La dernière nuit, nous dinâmes au Ritz. C était le summum du luxe. Les tables étaient décorées de roses et de marguerites, les femmes avaient revêtu de ravissantes robes de satin et de soie, les hommes étaient impeccables, les violons de l orchestre jouaient Puccini et Tchaïkovski. Le dîner fut somptueux : caviar, homards, cailles d’ Egypte, œufs de vanneau, raisin de serre et pêches fraîches. La nuit était froide et claire, et la mer cristalline » Mrs Walter Douglas, passagère de première classe sur le Titanic.

Le Restaurant à la Carte était situé sur le pont B, à l’arrière du navire et à l’aplomb de la 4ème cheminée, entre le Fumoir de 2ème Classe et l’escalier arrière de 1ère Classe.
Côté bâbord, ses larges baies vitrées donnaient directement sur le pont, tandis que, côté tribord, le Café Parisien lui était adjacent et donnait sur le pont.

Le palier de l’escalier arrière était aménagé en Salle de Réception qui permettait aux passagers clients du Restaurant de se réunir et de converser avant d’aller prendre leur repas. Un petit couloir reliant la Salle de Réception et longeant les installations annexes permettait d’accéder à la salle du Restaurant.

Emplacement du restaurant à la carte

La nourriture à bord du Titanic était à la hauteur de la réputation du navire en présentant tout ce que les meilleurs restaurants de Paris, Londres ou New York pouvaient offrir. Le Restaurant à la Carte, réservé aux passagers de1ère Classe, était en tout point l’égal du Café Royal ou du Savoy Grill, en proposant ce qu’il y avait de plus raffiné en matière de nourriture et de vins.

Les passagers qui ne souhaitaient pas prendre leurs repas aux heures établies de la Salle à Manger située sur le pont D et où il n’était pas proposé de menu à la carte, pouvaient se rendre au Restaurant à la Carte situé sur le pont B, tous les jours et à n’importe quelle heure comprise entre 8 h et 23 h. Un vaste menu, renouvelé quotidiennement pour satisfaire chaque caprice aristocratique, leur était proposé et, même si les tables y étaient plus occupées que celles de la Salle à Manger, prendre ses repas avec des compagnons de son choix prouvait son immense popularité. Ils pouvaient, en outre, bénéficier des conseils du gérant pour se faire préparer un plat particulier ou y célébrer un événement important.

Les prix des repas n’était pas inclus dans le prix de la traversée. Si les passagers choisissaient de prendre tous leurs repas dans l’établissement et à condition qu’ils l’aient déclaré avant le départ, ils se voyaient accorder, en fin de traversée, une remise de 3 £ (ou 15 $) sur le prix de leur voyage, cette réduction étant portée à 5 £ (ou 25 $) si leur billet avait coûté plus de 35 £ (ou 175 $) ; ceci en reconnaissance du fait qu’ils devaient payer leurs repas séparément. Le Commissaire de bord leur faisait alors signer un reçu.

 

Joseph Bruce Ismay Joseph Bruce Ismay

La plupart des passagers privilégiés de ce somptueux voyage inaugural étaient de riches Américains, qui retournaient chez eux après avoir passé l’hiver sur le continent. Ils appartenaient à cette société oisive internationale, d’apparition récente, qui menait ce qui semble avoir été, dans ces années précédant la première guerre mondiale, une vie de rêve. L’ historien du Titanic, Walter Lord, a désigné sous le nom de cosmopolite, ce « large éventail de gens à la mode », dont le style de vie « ignorait les frontières nationale. Américains, anglais, une poignée de continentaux, ils vivaient leur propre vie internationale… Se déplaçant d’un pays à l’autre au gré des saisons Ils étaient extravagants, frivole, souvent étourdi, mais ils formèrent sans aucun doute le groupe le plus cosmopolite que le monde ait jamais connu. »

Un simple coup d’oeil sur une cabine, louée une fortune et meublée de style Louis XVI dans un effort appliqué pour imiter la somptuosité d’un hôtel cinq étoiles nous confirme que tout respire la richesse et le standing de ses occupants. Nous voici au restaurant, ou Walter douglas, directeur multi-millionnaire de Quaker Oats, et sa femme, se sont assis à une petite table en alcôve. Non loin d’eux, le directeur général de la White Star Line, J. Bruce Ismay, qui avait lancé la construction du titanic et de son jumeau l’olympique, discutent de tous et de rien avec le docteur William Francis Norman O’Loughlin, médecin du paquebot et l’un des employés les plus appréciés de la White Star.

 

 

Sir Cosmo et Lady Duff-Gordon (Mars 1914)

Près d’eux se trouve Sir Cosmo et lady Duff-Gordon, qui voyagent incognito sous le nom de M. Et Mme Morgan. Lady Duff-Gordon, sœur de la fameuse Elinor Glyn, possède et dirige, sous le pseudonyme de Mme Lucile, la maison de couture bien connue, dont les salons se trouve à Londres, à Paris et à New York. Sans doute son mari et elles achetèrent leurs tickets sous des noms d’emprunt afin de ne pas attirer l’attention (mais peut-être une crise financière passagère a-t-elle incité Lucile à se cacher de quelques avides créanciers).

Le couple Harris

L’une des tables les plus animées était occupée par les Harris et les Futrelle. Jacques Futrelle, auteur en vogue de romans à suspens a engagé une conversation animée sur le succès actuel des pièces de Broadway que joue René Harris, dont le mari, Henry, est l’un des principaux producteurs de théâtre de New York. Pendant que ce notable et d’autres étudient le menu en sirotant un apéritif, d’élégants maîtres d’hôtel se glissent parmi eux avec dextérité, figurants essentiels de ce spectacle gastronomique.

Ce soir-là, l’oeil attentif du premier maître d’hôtel, Luigi Gatti, ne quittait pas la table de Mr et Mrs George Widener, de Philadelphie, qui donnaient un somptueux dîner.

 

 

George Dunton Widener George Dunton Widener

Widener possédait le réseau de tramway de Philadelphie, puissante compagnie qui avait fait de son père l’homme le plus riche de la ville et permis de transformer le domaine familial en un manoir campagnard aux allures de palais qui abritait autant d’œuvres d’art qu’un musée. La fortune des Widener avait permis à leur fils Harry, célibataire de 27 ans qui voyageait avec eux, de consacrer son énergie et son esprit d’entreprise à l’amour des livres rares et anciens. Le couronnement de sa récente visite à Londres était l’acquisition d’une édition fort convoité des Essais de Francis Bacon, de 1598, dont il ne se séparait jamais.

Deux autres couples célèbres rejoignirent bien vite les Widener, les Thayer et les Carter. Tout comme George Widener, John B. Thayer avait en grande partie hérité de sa fortune, mais il avait aussi fait son chemin, du poste de commis à celui de second vice-président de la « Pennsylvania Railroad ». Bien que William E. Carter dût l’essentiel de ses revenus au flair de son frère pour acheter des mines de charbon, son statut social à avait encore gagné avec son mariage : sa femme, Lucile Polk, était en effet apparenté au 11e président des Etats-Unis, James Knox  Polk.

A ces personnalités de la haute société de Philadelphie se joignirent deux des convives les plus recherchés du Titanic, le capitaine Édouard J Smith, commandant courtois et fort apprécié, et le Major Archibald Butt, amis et aide de camp militaire du président William Howard Taft, et le plus célèbre célibataires à bord.

Mme Eleanor WIDENER née ELKINS Mme Eleanor WIDENER née ELKINS

Eleanor Widener avait décidé du menu à l’avance, sur les avis du Signor Gatti, et, sans doute en accord avec le secrétaire personnel du chef cuisinier Français Pierre Rousseau, Paul Maugé français lui aussi. Nous devons toutefois nous en tenir à des hypothèses sur ce que dégusta cette société choisie. Contrairement aux trois salles à manger, tous servis par des employés de la White Star, et qui proposaient un menu fixe modifié quotidiennement, le restaurant « à la carte » était une concession indépendante régie par une équipe distincte pourvue de sa propre cuisine. Gatti, qui avait fait ses classes au fameux Ritz de Londres, venait du très chic Oddenino’s Impériale Restaurant sur Piccadilly ; son équipe comptait 10 de ses cousins.

Tout comme dans un hôtel, ce restaurant flottant proposait une carte variée (d’où son nom) à la mesure des palais délicats et des énormes appétits. La seule chose certaine est que les Widener et leurs invités dégustèrent quantité de plats dignes des meilleurs restaurants, et accompagnés d’excellents porto et de vins fins. Sans aucun doute le menu spécial du chef comprenait quelques-uns des mets exquis dont se souviendront les gens qui soupèrent là  : caviar, omar accompagné d’une sauce raffinée, cailles délicatement rôties au four, nappées d’une succulente sauce aux brandy et entourées de cerises fraîches.

 

La famille du premier maître d’hôtel, Luigi Gatti

 

La mémoire enjolivant les souvenirs, les repas du Titanic devinrent plus splendides encore après le naufrage, mais il est certain qu’ils étaient fabuleux. Beaucoup remarquèrent que les repas de seconde classe, qui partageaient la cuisine des premières, étaient sans aucun doute  meilleur que servaient la plupart des transatlantiques de l’époque. Cependant, le Titanic et l’Olympique n’étaient  pas les premiers paquebots de ligne à proposer un restaurant de luxe à leur clientèle fortunée.

Lucile Stewart Polk Carter Lucile Stewart Polk Carter

De fait, nombre de survivants des premières classes considéraient le restaurant du Titanic du niveau du Ritz à l’instar d’autres restaurants sur les meilleurs navires de la ligne Hambourg-Amerika. La compagnie allemande avait élevé des standards de la cuisine transatlantique dans les années précédentes, et il est évident que la White Star était décidée à engager et à gagner cette compétition.

Le soir du 14 avril 1912, dans le restaurant à la carte du Titanic, pour remarquer que les vibrations des machines du bateau s’étaient sensiblement amplifiées  depuis quelques heures, il n’eut que fort peu de passagers.

Ils étaient bien trop préoccupé par le somptueux dîner qui se déroulait devant eux comme une suite de tableaux dans une pièce bien réglée.

Ceux qui s’aperçurent de quelque chose se mirent à spéculer sur l’accélération de la vitesse qui laisserait arriver plus tôt que prévu à New York (mardi soir au lieu de mercredi matin) et décidèrent de faire expédier par leur garçon de cabine une dépêche aux personnes qui devaient les accueillir sur le quai de la White Star.

Dans le prochain article nous vous présenterons le menu de première classe et ses inspirations culinaires. Puis, dans la troisième partie, quelques recettes, du dernier menu première classe, servies sur le Titanic  .

Partie 2/3 : http://blog.raffinementfrancophone.info/?p=6282

Partie 3/3 : http://blog.raffinementfrancophone.info/?p=6333

 

 

 

 

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