Recevoir notre Newsletter?

Pour obtenir directement dans votre boite email nos dernières publications, nos DIY et Free ainsi qu'exclusivités ... rentrez votre email ci-dessous!

Valider!

Soyez rassurés, nous ne cédons ni ne revendons vos coordonnées ! Le site est bloqué? relancez le en l'actualisant dans votre navigateur.

 » La mode Européenne au XVIIIe siècle : Le contexte politique et économique.
Catégories du blog :
Rechercher :
Tous nos profils sociaux :
Suivez moi sur Facebook
Suivez moi sur Twitter
Partagez notre site :
Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on TumblrShare on Google+Email this to someonePin on Pinterest
Présentation :
Bienvenue sur le blog de "Raffinement Français"®™© - "Raffinement Francophone"©™®. Merci de votre visite !

Plusieurs centaines de millions de visiteurs de + de 150 pays différents depuis l'ouverture : Merci !
Website Sécurisé :
Sécurité du site Web Pour un confort et une sécurité renforcée le website R-F est certifié par SiteLock et CloudFlare leaders mondiaux de la sécurité des websites. Sécurité du site Web

La mode Européenne au XVIIIe siècle : Le contexte politique et économique.

Partager : Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on TumblrShare on Google+Email this to someonePin on Pinterest

(La copie totale ou partielle de cet article et de ses éléments graphiques est strictement interdite. Plus d’infos ici : http://blog.raffinementfrancophone.info/copyright-international-copie-interdite-raffinement-francophone-raffinement-francais/ )

Tableau en entête : Atelier de François-Hubert Drouais, Portrait de Madame Sophie, fille de Louis XV. (Versailles, musée national du château)

Au cours du du XVIII siècle, l’équilibre européen se modifie. La Suède, l’Espagne et les Provinces-Unies passent au rang de puissances secondaires ; la Prusse, l’Autriche et la Russie , qui se sont partagés la Pologne en 1772, déplacent à leur profit le centre de gravité de l’Europe à l’est.

La France et l’Angleterre demeurent les deux pôles autour duquel s’articule le jeu des relations diplomatiques.

Ces deux pays sont rivaux dans un commerce international marqué par la nouvelle importance du trafic transatlantique.

Le traité de Paris de 1763 entraine le déclin maritime de la France, qui perd la majorité de ses possessions coloniales ne conservant que cinq comptoir en Inde et – ce qui apparait comme le plus important aux yeux de ses contemporains – La Guadeloupe, la Martinique et Sainte Lucie aux Antilles .
A la fin du XVIIIe siècle , l’Angleterre reste sans conteste la plus grande puissance maritime européenne, même si elle est affaiblie par sa perte de ses treize colonies américaines en 1776.

Le commerce triangulaire entre l’Europe, l’Afrique et la mer des Antilles constitue un pôle du trafic international en pleine expansion. Nantes, Bordeaux, Amsterdam et surtout Londres, Bristol et Liverpool deviennent les pivots de ce nouvel axe de distribution fondé sur le commerce négrier.

Alcools, armes et étoffes de coton ordinaires tissées en Europe sont échangés en Afrique (par des africains?) contre des hommes, main d’œuvre indispensable au développement des plantations coloniales. Ces derniers sont eux-même troqués contre du sucre, de l’indigo et du coton pour la nouvelle industrie textile. Par ailleurs, les marchés coloniaux fournissent un débouché de lus en plus important aux denrées agricoles et industrielles des pays de métropoles. En 1778, les textiles, toiles et cotonnades de Rouen, les mouchoirs de Cholet, la bonneterie de Troyes, les rubans et étoffes de soie de Saint-Étienne et Lyon constituent 45% des exportations françaises vers les Antilles. Le commerce de réexportation des Antilles vers la Terre-Ferme espagnole renforce l’activité de cet axe de distribution.

Taffetas broché de l'époque Louis XV. Lyon , France. Musée historique des tissus. Taffetas broché de l’époque Louis XV. Lyon , France. Musée historique des tissus.

La culture du coton s’était, depuis le XVIIe siècle, rapidement étendue dans les colonies d’Amérique, de la Virginie à la Caroline du Sud, la Géorgie et la Louisiane. C’est en 1763 que parvint à Londres le premier coton de Caroline, trois ans après que Horace Walpole reconnaisse que quarante-cinq mille esclaves noirs étaient vendus chaque année aux plantations anglaises du Nouveau-Monde. Ainsi, quand les planteurs coloniaux achetaient les cotonnades de Manchester ou de Normandie pour habiller leurs esclaves, c’est précisément cette main-d’œuvre d’Afrique qui leur permettait d’alimenter en matière brute l’industrie cotonnière en pleine expansion de l’Angleterre et de la France.

Les progrès du commerce ont, au XVIIIe siècle, devancé en France ceux de l’industrie. Au traité de Paris, Choiseul ne faisait-il pas remarquer à Louis XV que , depuis cinquante ans, tout était gouverné par le commerce.

Dessin pour gilet vers 1785. Musée de la mode et du costume de la ville de Paris. Dessin pour gilet vers 1785. Musée de la mode et du costume de la ville de Paris.

En effet, la guerre de Succession d’Espagne et le blocus maritime de la France par l’Angleterre avait entrainé une grave crise industrielle, surtout dans le textile : la soierie et la draperie étaient ruinées dans les centres les plus prospères comme Nîmes, Lyon ou Reims. Mais le traité de 1713 avait rendu à la France la liberté de navigation et la vie à ses industries, en particulier aux petits fabricants dont la prospérité dépassa de beaucoup celle des grandes industries jusque vers 1723.

Malgré la secousse violente qui suivi le Krach de Law (1720), son « système » le système de Law, qui visait la mise en place d’un monopole du commerce extérieur maritime par une Compagnie des Indes, avait eu pour l’économie française des conséquences favorables en instituant un capitalisme libre et le développement des échanges : les tissages du Nord, la soierie de Lyon, la draperie et la toilerie de Rouen se mirent à prospérer. Par ailleurs, les industries textiles de la Provence et du Languedoc exportaient vers le Levant des draps légers, des cotonnades, des soieries à bon marché, des indiennes et même, vers le Pérou, des bas de soie . Principal port français pour le Levant, Marseille possédait un marché à l’essor régulier jusqu’en 1770, important des matières, brutes et exportant des produits manufacturés.

Caricature de John Law de Lauriston et de son système (1720) Caricature de John Law de Lauriston et de son système (1720). https://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_de_Law + https://fr.wikipedia.org/wiki/Krach_de_1720 .

Naturellement, le commerce extérieur de la France subit aux cours du siècle les contrecoups des guerres et des traités. Par exemple, en 1778, l’Espagne ferma son marché aux articles français d’habillement. Après 1763, le commerce intéressant le vêtement progressa rapidement. La situation se modifia avec le traité de commerce de 1786 qui permit à l’Angleterre d’inonder la France de ses tissus, tandis que la demande intérieur fléchissait. En même temps se faisaient sentir les effets d’un arrêt du Conseil de 1784 ouvrant aux étrangers le commerce des colonies françaises. Néanmoins, jusqu’à la révolution française, le commerce extérieur soutint efficacement le développement des industries françaises.

(Prochain article = La mode Européenne au XVIIIe siècle : l’essor des industries textiles en France et en Angleterre)

————————————————

Compteur : 1003 474 vues

smsurhautVOUS AIMEREZ AUSSI

captures-sites-oct-2016-inakka Cliquez ici : http://inakka.com

smsurbas

Rendez-vous sur Hellocoton !
International Copyright : "Raffinement-Français ©™® / Raffinement-Francophone ©™®". Webmaster : inakka.com Conception : Raffinement Francophone © ; Up
Translate »
Compteur : 1003 474 vues