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 » L’assommoir, Gervaise… Emile Zola
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L’assommoir, Gervaise… Emile Zola

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(Contenu de l’article : Résumé du livre, Film, Photos et Audio-Livre)

L’Assommoir est un roman d’Émile Zola publié en 1876, septième volume de la série Les Rougon-Macquart.
C’est un ouvrage totalement consacré au monde ouvrier et, selon Zola, « le premier roman sur le peuple, qui ne mente pas et qui ait l’odeur du peuple ».
L’écrivain y restitue la langue et les mœurs des ouvriers, tout en décrivant les ravages causés par la misère et l’alcoolisme.
À sa parution, l’ouvrage suscite de vives polémiques car il est jugé trop cru.
Mais c’est ce réalisme qui, cependant, provoque son succès, assurant à l’auteur fortune et célébrité.

Audio-Livre :

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Affiche d’une adaptation théâtrale américaine de 1879 de L’Assommoir par Augustin Daly.

Le sujet principal traité par le livre est le malheur causé par l’alcoolisme.
Dans le roman, un des principaux lieux de débauche est l’Assommoir, débit de boissons tenu par le père Colombe.
Le nom du marchand de vin est ironique, la colombe étant symbole de paix alors que le cafetier et ses boissons apportent la violence et le malheur chez ses clients.
Au milieu du café, trône le fameux alambic, sorte de machine infernale dont le produit, un alcool frelaté, assomme ceux qui en boivent.
Au fil du roman, l’alambic devient le monstre dévorant ses victimes.
C’est cette machine qui va chaque fois enlever un peu plus de bonheur à Gervaise.
D’abord Lantier, puis Coupeau, et enfin elle-même qui, ruinée, devra vendre son commerce – sa réussite – puis sombrera dans la misère pour finalement mourir de faim.
Gervaise est représentative de toute une classe sociale dont Zola brosse le portrait littéraire et scientifique.
Le monde ouvrier que donne à voir Zola est un monde de misère si réaliste que l’on croirait pouvoir le toucher du bout des doigts.

Résumé :

Gervaise Macquart, le personnage principal, une Provençale originaire de Plassans, boiteuse mais plutôt jolie, a suivi son amant, Auguste Lantier, à Paris avec leurs deux enfants, Claude et Étienne Lantier. Très vite, Lantier, paresseux, infidèle et ne supportant pas de vivre dans la misère, quitte Gervaise et ses enfants pour s’enfuir avec Adèle. Gervaise, travailleuse, reprend alors le métier de blanchisseuse qu’elle a appris à Plassans. Elle accepte d’épouser Coupeau, un ouvrier-zingueur auquel elle finit par céder. Le bon cœur et la faiblesse sont des traits forts du caractère de Gervaise. Ils auront une fille, Anna Coupeau, dite Nana, héroïne d’un autre roman des Rougon-Macquart.

La scène du lavoir.

Gervaise et Coupeau travaillent dur, gagnant de quoi vivre avec un peu plus d’aisance tout en faisant des économies. La blanchisseuse rêve d’ouvrir sa propre boutique mais un accident la contraint à différer son projet : Coupeau tombe d’un toit sur lequel il travaillait. Quitte à y consacrer toutes les économies du ménage, Gervaise décide de soigner son mari à la maison plutôt que de le laisser partir à l’hôpital, de triste réputation.

La convalescence de Coupeau est longue. Il garde une rancœur envers le travail, prend l’habitude de ne rien faire et commence à boire. Gervaise s’en accommode.

C’est auprès de leur voisin Goujet, un forgeron amoureux d’elle mais qui n’ose le lui avouer, que Gervaise trouve l’argent lui permettant d’ouvrir sa blanchisserie. Elle y acquiert très vite de l’aisance. Elle a plusieurs ouvrières : Mme Putois, Clémence et une apprentie, Augustine. Par un travail acharné, Gervaise parvient à nourrir tout son monde. Elle aime faire plaisir, elle invite à manger plutôt que de rembourser ses dettes.

Tandis que Coupeau boit de plus en plus, des alcools et pas seulement du vin, Gervaise compense par la nourriture et engraisse.

La situation se détériore encore avec le retour de Lantier. Il réapparaît le soir d’un fameux dîner au cours duquel Gervaise, pour sa fête, sert une oie à ses invités ; c’est le signe d’une certaine réussite, mais aussi la première étape de sa chute implacable. Coupeau accepte d’héberger Lantier, moyennant une pension que celui-ci ne paiera jamais. Les deux hommes mènent belle vie, mangeant et buvant tout ce que gagne Gervaise pendant que celle-ci s’épuise à la boutique. Ses dettes augmentent. Elle refuse de partir avec Goujet et, par lâcheté, laisse Lantier redevenir son amant. Coupeau boit de plus en plus. Gervaise voit son commerce péricliter. De déchéance en déchéance, elle doit le vendre et sombre progressivement dans la misère. Elle perd l’estime de Goujet, se bat régulièrement avec Coupeau et, à son tour, commence à boire. Coupeau, pris de crises de délire, fait périodiquement des séjours à Sainte-Anne. Pour survivre, Gervaise en vient à tenter de se prostituer. Lantier, en bon parasite, s’est installé chez les Poisson, l’épicerie qui a remplacé la boutique de Gervaise.

Gervaise voit mourir Coupeau à Sainte-Anne – les crises de delirium tremens de Coupeau sont un des moments forts du roman. Elle se retrouve pratiquement à la rue, réduite à la mendicité. Elle meurt victime de la faim et de la misère, dans un réduit situé sous l’escalier de l’immeuble. Personne ne la voit mourir et c’est l’odeur qui alerte les voisins.

Personnages :

Gervaise (1955, film tiré de l’Assommoir de Zola)

  • Gervaise Macquart : elle est au centre du roman ; fille d’Antoine Macquart et Joséphine Gavaudan (La Fortune des Rougon), elle est la sœur de la charcutière Lisa Quenu (Le Ventre de Paris) ; les deux sœurs ne se voient jamais ; Gervaise est boiteuse de naissance ; travailleuse, elle a très bon cœur, quitte à en être faible voire lâche ; elle a horreur de faire de la peine aux gens ; « Elle était complaisante pour elle et pour les autres, tâchait uniquement d’arranger les choses de façon à ce que personne n’eût trop d’ennuis » (chapitre IX) ; au fil du roman, Gervaise est entraînée vers la paresse, la gourmandise et l’alcoolisme.
  • Coupeau : ouvrier zingueur, honnête et travailleur au début du roman ; jusqu’à sa chute d’un toit, il reste sobre en souvenir de son père alcoolique ; sa rancœur envers le travail et la peur de remonter sur les toits le font sombrer dans l’ivrognerie et la paresse ; il devient la proie d’affreuses crises de delirium tremens ; il est interné sept fois à l’hôpital Sainte-Anne, où il décède.
  • Auguste Lantier : ouvrier tanneur puis chapelier, beau parleur, dépensier et infidèle ; père de Claude et Étienne ; après avoir dépensé l’héritage de Gervaise, il l’abandonne, elle et ses enfants ; il a une mentalité de parasite ; il réapparaît au cours du roman et s’installe chez les Coupeau, puis, lorsque ceux-ci vendent la boutique, chez les Poissons, Virginie et son mari, qui ont racheté le commerce pour en faire une épicerie ; Lantier, vivant des femmes, lorsque les Poissons seront à leur tour épuisés, il fera en sorte qu’une tripière reprenne le magasin.
    L'assommoir de 1908 L’assommoir de 1908

  • Claude Lantier : fils aîné de Lantier et Gervaise ; au cours du roman, il est envoyé à Plassans chez un vieux monsieur, amateur de tableaux, qui, trouvant que Claude dessine bien, veut se charger de son éducation. Il était apparu dans Le Ventre de Paris et sera le héros de L’Œuvre.
  • Étienne Lantier: second fils de Lantier et Gervaise ; il travaille à la forge avec Goujet, puis part à Lille chez un mécanicien. Il deviendra par la suite le héros de Germinal.
  • Anna Coupeau, dite Nana : fille de Coupeau et Gervaise ; enfant, passant avec sa mère voir son père sur un chantier, elle l’appelle et il tombe du toit ; grandissant, elle règne sur les galopins du quartier ; elle quitte la maison au cours du roman. Manquant d’argent pour élever son fils Louiset qu’elle a eu à l’âge de seize ans, elle se prostitue et fait des passes pour arrondir ses fins de mois. Elle se fait ensuite entretenir par des amants, à travers le parcours d’une courtisane dont les charmes vont affoler jusqu’aux plus hauts dignitaires du Second Empire.
Auguste Renoir : Gervaise et Lantier au café, Zola L’Assommoir.

  • Goujet : voisin de Gervaise et Coupeau ; il vit avec sa mère ; il est forgeron, d’une force impressionnante ; sobre et économe, il est secrètement amoureux de Gervaise ; avec sa mère, il prête à Gervaise la somme nécessaire pour ouvrir la blanchisserie ; elle ne parviendra jamais à les rembourser ; Goujet travaille avec noblesse, soigne son travail ; c’est le type même du bon ouvrier.
  • Les Lorilleux : sœur et beau-frère de Coupeau ; ouvriers bijoutiers en chambre, ils fabriquent des chaînettes d’or ; leur logis est crasseux ; ils survivent par leur travail et leur avarice ; Mme Lorilleux n’aime pas Gervaise qu’elle surnomme « La Banban » ; elle est jalouse de cette belle-sœur qui parvient à s’établir dans un commerce ; les Lorilleux refusent d’aider Gervaise lorsque celle-ci sombre dans la misère.
  • Maman Coupeau : mère de Coupeau ; lorsqu’elle ne peut plus subvenir à ses besoins, les Lorilleux ne voulant pas l’aider, elle est recueillie par Gervaise et Coupeau ; au fil du roman, c’est elle qui va au Mont-de-piété mettre en gage les biens du ménage ; cancanière, elle reste chez Gervaise et Coupeau jusqu’à sa mort.
  • Virginie Poisson : sœur d’Adèle pour qui Lantier abandonne Gervaise et ses enfants ; Virginie et Gervaise se battent au lavoir, dans une scène furieuse, au début du roman ; plus tard, c’est Virginie qui rachète la boutique de Gervaise pour s’y installer dans l’épicerie fine ; elle emploie alors Gervaise qui, pour survivre, est prête à toutes les besognes.
    L'assommoir de 1908L’assommoir de 1908
  • Mme Lerat : sœur de Coupeau et de Mme Lorilleux ; elle travaille chez une fleuriste qui accepte de prendre Nana comme employée.
  • Augustine : apprentie blanchisseuse à la boutique de Gervaise ; dans tout le roman, elle est désignée par « ce louchon d’Augustine », sans doute à cause d’un fort strabisme.
  • Bibi-la-Grillade : ouvrier tanneur, alcoolique : il est le témoin de Coupeau pour son mariage.
  • Bec-Salé dit Boit-Sans-Soif : forgeron travaillant dans la même forge que Goujet ; alcoolique.
  • Mes-Bottes : gros mangeur, compagnon de boisson de Coupeau.
  • Les Boche : concierges de la maison ouvrière de la rue de la Goutte d’Or.
  • Le père Bazouge : le croque-mort qui enterrera Gervaise. Habitant dans l’immeuble des Lorilleux, il est en quasi-permanence ivre, ne respecte que rarement le protocole et effraie Gervaise.
  • Adèle : sœur de Virginie, Lantier quitte Gervaise pour être avec Adèle.
  • Le père Bru : vieil homme très pauvre, habitant dans l’immeuble des Lorilleux
  • Lalie : servante de Gervaise

(source : wikipedia)

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