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 » L’histoire de la Bijouterie de Fantaisie (partie 1/3)
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L’histoire de la Bijouterie de Fantaisie (partie 1/3)

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Atelier de patenôtrier dans l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, 1762-1772.

 

« Le faux, à la différence du vrai, n’est rien d’autre que ce qu’il montre dans l’instant ».

 

La bijouterie dite « de fantaisie » ou « d’imitation » s’est imposée dès le XIII° siècle.

Plusieurs communautés s’occupaient alors de fabriquer de faux bijoux concurrençant ceux des orfèvres.
Ceux-ci, étymologiquement « travailleurs d’or », s’occupaient aussi bien de la grande orfèvrerie mobilière que de la petite orfèvrerie appelée ensuite joaillerie, mettant en forme des bijoux ou des pierres.
Les orfèvres furent toujours considérés comme l’élite des corps de métiers parisiens.

Saint Éloi et les fiancés, tableau de Petrus Christus, 1449

Saint Eloi, orfèvre lui-même et ministre de Dagobert Ier, fut leur patron. Il fonda en 631 la première école d’orfèvrerie en chargeant les moines du monastère de Solignac qu’il venait de créer de se consacrer à cette technique.
Un monastère de femmes sous la houlette de sainte Aure fut fondé quelques années plus tard à l’emplacement de l’actuelle église Saint Paul dans le Marais, qui demeure le coeur de la bijouterie parisienne.

Les statuts des orfèvres, consignés par Etienne Boileau dans le « Livre des métiers », les soumettaient à des règles très strictes sur la qualité de l’or qu’ils mettaient en oeuvre.
A partir de 1275, sur ordre de Philippe le Hardi, il est institué que chaque communauté d’orfèvres devra apposer son poinçon sur ses ouvrages.
Le poinçon de garantie sous la responsabilité des orfèvres passera ensuite sous celle de l’ État.

Patenôtrier au XVe siècle.

Mais pour revenir aux faiseurs de faux, voyons au sein de quels métiers ils exerçaient leurs talents: les « patenôtriers » tenaient leur nom de Paternoster car ils faisaient à l’origine des chapelets.

A ces objets de piété ils adjoignirent des objets précieux: joyaux de toilette ou cadeaux d’amitié. Ils se regroupaient en diverses communautés selon les matières qu’ils travaillaient.
Ainsi trouvaient-on les patenôtriers d’os ou de corne, les patenôtriers de corail et de coquilles, ceux d’ambre ou de jais, les fabricants de boucles et boutons en cuivre, archal et laiton.

Ceux-ci prirent ensuite le titre de « patenôtriers boutonniers d’émail ». Ils s’autorisèrent donc l’utilisation de l’émail, auparavant réservé aux orfèvres. Leurs statuts furent établis en 1566.

En 1718, ils fusionnèrent avec les patenôtriers de corail. Mais à cette époque une contestation s’était élevée entre les émailleurs et les patenôtriers de corail. En effet, selon René de Lespinasse, ceux-ci prospéraient grâce au commerce des perles fausses; sur quinze maîtres patenôtriers, deux seulement travaillaient l’ambre et le corail. La fausse perle connaissait déjà un succès considérable. Les émailleurs, dont c’était en principe la spécialité, ne pouvaient aller contre cette usurpation, car le dénommé Janin, qui en était l’inventeur, appartenait à la communauté des patenôtriers.

Alfred Franklin cite, lui, un Sieur Jacquin qui en 1684 eut l’idée d’entamer le verre avec une sorte de pâte composée d’écailles d’ablette et obtint une fausse perle d’une parfaite tromperie. Janin ou Jacquin peu importe, toujours est-il que ces géniaux inventeurs défrayaient les chroniques et conservaient jalousement leurs secrets tout comme continue à le faire la maison Gripoix, inventrice des perles Chanel…

Notons que l’usage des fausses perles fut même bien antérieur au XVII° siècle, puisque le Livre des métiers le mentionne déjà dans l’article sur les merciers, soulignant qu’il leur est interdit d’utiliser les perles fausses blanches et dorées.

Georges-Frédéric Strass

Les merciers eurent aussi des démêlés avec les orfèvres qui saisirent des ceintures d’or et d’argent dans leurs ateliers pour « faute d’aloi »

Les pierres fausses n’étaient pas en reste. Les pierriers de verre, nommés aussi voirriers ou voirriniers, travaillaient le verre de manière à imiter les pierres précieuses. Leurs imitations étaient fort belles et les reines ne dédaignaient de les arborer.

Au XVII° siècle l’industrie des pierres fausses se concentra dans la cour du Temple ( toujours vouée, de nos jours, aux strass et autres bimbeloteries).

« Il y a un homme au Temple, écrit Tallemant des Réaux, qui a trouvé le secret de teindre les cristaux» on les appelait alors les diamants du Temple. Trente vendeurs de faux diamants y sont recensés en 1673.

Puis un Sieur Georges-Frédéric Strass, de Strasbourg, perfectionna magnifiquement les imitations, en colorant un cristal de plomb avec des oxydes métalliques, qui prirent le nom de leur inventeur et finirent par être autant prisées et recherchées que le pur diamant.

Ironie du sort, un de ses descendants s’installe en 1757 sur le quai des Orfèvres !

Les imitations d’or s’obtenaient avec des alliages de cuivre, de zinc, de plomb et d’étain. C’étaient le similor, le chrysocale, le tombac, le pinchbeck.

FIN DE LA PREMIÈRE PARTIE …

Lire tout le dossier :
Partie 1/ http://blog.raffinementfrancophone.info/?p=1473
Partie 2/ http://blog.raffinementfrancophone.info/?p=1707
Partie 3 / http://blog.raffinementfrancophone.info/?p=1709

 

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