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 » L’histoire de la Bijouterie de Fantaisie (partie 2/3)
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L’histoire de la Bijouterie de Fantaisie (partie 2/3)

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Tous les artisans de l’imitation finirent néanmoins par se regrouper :

En 1723, les verriers, émailleurs et fabricants de corail ne forment plus qu’une seule communauté. Au XVIII ième siècle, la Bohème avait acquis une suprématie incontestable sur Venise, son ancienne rivale dans la production de perles de verre. Au XIX ième siècle, la région fournissait en pierres taillées, perles d’imitation et montures, les ateliers de bijouterie fantaisie de Budapest, Paris ou Londres.

Daniel Swarovski en 1891


Le pionnier de la production de cristal industriel taillé sur machine, Daniel Swarovski, s’exila dans le Tyrol autrichien et y créa son usine en 1895
.

Il acquit un véritable monopole sur le marché du cristal avant d’adjoindre à ses activités la bijouterie. Aujourd’hui encore, les strass Swarovski sont considérés de qualité supérieure et largement utilisés dans les ateliers.

Néanmoins, il fallut vaincre une certaine résistance pour que la bijouterie fantaisie soit réellement reconnue et appréciée.

Longtemps considérée comme une vulgaire tentative d’imitation, elle devint une expression à part entière, grâce à la volonté des couturiers de l’imposer comme des compléments de leurs toilettes, à l’égal des bijoux précieux.

L’ Art Nouveau donna le goût de la fantaisie et imposa l’émail, les pierres semi-précieuses et d’imitation. La transition vers des lignes plus sobres et pures s’opéra sous l’influence d’artistes comme Georg Jensen ou du retentissement des Ballets russes. Sculpteur et bijoutier, le Danois Georg Jensen ouvrit sa boutique à Berlin en 1909. Son travail novateur de l’argent influença tout autant la joaillerie que la bijouterie fantaisie.

Paul Poiret

Paul Poiret fut le premier couturier à adjoindre la bijouterie fantaisie à ses collections.

Il fit travailler les bijoutiers René Boivin et Suzanne Gripoix.

Pour lui la maison Gripoix réalisa des bijoux en pâte de verre et un fantastique aquarium rempli de faux poissons de verre mêlés à des vrais.

L’histoire de la maison Gripoix débute en peu avant avec Augustine Gasse.

Augustine était couturière et fabriquait des perles, rue de Turbigo, dans les locaux actuels de la maison.

Elle racheta l’affaire à ses patrons, fournit des perles au prestigieux Worth et travailla aussi pour l’opéra et le théâtre, notamment pour les parures de Sarah Bernhardt.

Sa fille, Suzanne, aidée de son mari, se lança dans la bijouterie fantaisie, travaillant pour les couturiers Poiret, Molyneux, Lanvin puis Chanel.

Pour autant, elle ne délaissa point le spectacle, œuvrant pour Sacha Guitry et créant entre autres merveilles la couronne de Peau d’Âne ou le collier de la reine dans si Versailles m’était conté.

A 26 ans, Coco arbore une longue chevelure qu’elle coupera, quelques années plus tard.

L’association Gripoix-Chanel se révéla d’une grande richesse.

La couturière, bien plus que les autres couturiers qui l’avaient précédée, attacha une importance particulière à ses bijoux faux et surprendre le contre-pied de la valeur qui leur était jusqu’alors attribuée.

C’est elle qui consacra définitivement le bijou fantaisie. Coco Chanel alla tout d’abord voir Suzanne Gripoix avec les splendides bijoux que lui avait offerts le duc Dimitri de Russie.

A partir de 1924, les interprétations de ces joyaux de la vieille Russie, et tout spécialement de la croix de Malte, révélèrent le savoir-faire particulier de la maison Gripoix et sa grande maîtrise du verre.

Suzanne Gripoix mit au point une spécialité d’émaillage très sophistiquée.

Toujours pour Coco Chanel, elle inventa un procédé de nacrage des perles, à l’origine de la fameuse perle Chanel utilisée comme une signature, en sautoir, clips, boucles d’oreilles. Cette technique est non seulement toujours employée par l’atelier, au même titre que celle de l’émaillage, mais surtout, encore tenue ultra-secrète.

Le secret s’est transmis de mère en fille puis au représentant actuel de la maison, le petit-fils de Suzanne, qui reste muet sur ce savoir-faire long et minutieux ( à cause des temps de séchage, l’opération s’écoule sur plusieurs jours).

Suzanne Gripoix fournissait également des bijoux sur mesure à une clientèle particulière.

De riches Américaines raffolaient de ses créations et les exportations allaient bon train.

Suzanne Gripoix recommença à travailler avec Chanel après la guerre, à partir de 1954.

Entre-temps, elle avait conquis un autre couturier, Dior, qui lui resta également fidèle.

Sa fille, Josette, la seconda puis collabora avec tous les grands couturiers de Paris: Saint-Laurent, Scherrer, Valentino, Lanvin…

 

Depuis 1982, le fils de Josette, Thierry Caluwaerts, perpétue l’héritage.
Il travaille beaucoup pour les maisons Chanel et Karl Lagerfeld, aussi bien pour la haute couture que pour le prêt-à-porter, mais également pour tous les grands couturiers qui, dit-il, « le mettent au défi de réaliser ce que d’autres ne parviennent pas à faire ».

FIN DE LA SECONDE PARTIE …

 

Consulter tout le dossier :
Partie 1/ http://blog.raffinementfrancophone.info/?p=1473
Partie 2/ http://blog.raffinementfrancophone.info/?p=1707
Partie 3 / http://blog.raffinementfrancophone.info/?p=1709

 

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(La copie totale ou partielle de cet article et de ses éléments graphiques est strictement interdite. Plus d’infos ici : http://blog.raffinementfrancophone.info/copyright-international-copie-interdite-raffinement-francophone-raffinement-francais/ )

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